Le 22 octobre est sorti sur les écrans La Petite dernière de l’actrice (La graine et le Mulet, Borgo) et réalisatrice (Tu mérites un amour, Bonne mère) Hafsia Herzi. Le film, inspiré du roman autofictionnel de Fatima Daas, suit le parcours d’une jeune musulmane « de banlieue » découvrant son homosexualité. Nous avons pu échanger avec Nadia Melliti, l’actrice principale récompensée à Cannes, et sa réalisatrice.
C’était une première expérience cinématographique pour Nadia Melliti, castée dans la rue et récompensée à Cannes en tant que meilleure actrice. « J’ai eu la chance de rencontrer la vraie Fatima et je me suis beaucoup inspirée de sa gestuelle, de sa façon de tirer une chaise, de sa façon de parler. Je voulais être fidèle au personnage » confie la jeune actrice.
Montrer que ce n’est pas un choix
Pour Hafsia Herzi : « Cannes a été une grosse récompense pour nous et pour le film. C’est un symbole fort pour tous ces jeunes LGBT dans les quartiers qui ne cessent de m’écrire et de me remercier. Ils n’avaient personne à qui s’identifier, personne n’ose en parler, et c’est une illusion de croire que l’on peut aller contre sa nature. J’avais donc une volonté de réconciliation, d’ouverture de dialogue, et de représentation de toutes ces personnes qui souffrent aujourd’hui et qui ont besoin qu’on parle d’eux. L’Iman est un vrai Iman, ce sont de vrais…
Pour lire la suite, abonnez-vous et vous recevrez automatiquement le magazine avec l’article complet
