Marcher pur renaître. Plutôt que la prison, une marche de 1 800 km vers Compostelle. C’est le pari, pensé dès 1998, de l’association Seuil, fondée en 2000 par l’ancien journaliste Bernard Ollivier, alors désorienté par la vie, lui-même sur l’emblématique chemin.
Chaque année, sans téléphone ni musique, 35 jeunes délinquants partent sur les routes, accompagnés d’un éducateur et parfois de bénévoles ou de marcheurs rencontrés. Avec l’obligation d’une heure de silence par jour, les jeunes entre 14 et 18 ans sont invités à retrouver une certaine autonomie de pensée et à remplir un carnet de route. Pendant 100 jours avec un budget journalier serré de 15 €, en tente, en gîte, à manger souvent des pâtes, ils réapprennent l’effort, la solitude, la confiance, les échanges sincères loin des murs d’un centre fermé. A l’arrivée, 95 % d’entre eux reviennent avec un projet, un cap, une lumière.
Plus d’infos : www.assoseuil.org
Angéline Favarel
